Aujourd’hui nous allons réfléchir à une corrélation entre l’’apprentissage général et les médias numériques.

Nous allons nous appuyer sur un constat répandu en formation ainsi que des recommandations méthodologique d’e-learning.

Pourquoi faire ce rapprochement ? Car chaque interface digitale a pour but de faire passer un message à son utilisateur. Que ce soit une information, un produit ou bien un service, l’utilisateur doit d’abord apprendre son contexte et ce à quoi il a à faire. Le but ultime sera ensuite de l’engager et de lui faire partager cette expérience.

L'apprentissage en théorie

On retient 10% de ce que l'on lit...

Voici des statistiques très répandues dans le monde de l’éducation. L’origine de ce constat est assez floue et la véracité de ces chiffres discutable puisqu’ils ne proviennent d’aucune étude  connue.

Mais oublions cette véracité et regardons quel message cette infographie essaie de faire passer.
On décèle deux choses :

  • la qualité et le nombre des sens mis à l’épreuve
  • l’implication de l’individu

Le schéma ci-dessus nous propose donc de penser que plus une personne sera impliquée, plus et mieux ses sens seront stimulés lors de l’apprentissage, et plus cette personne retiendra le sujet évoqué.

 

Concordance entre l'apprentissage et le média choisi

Voyons déjà les objectifs d’une communication digitale :

  • faire passer un message
  • vendre un produit
  • proposer un service

Le monde du digital offres plusieurs supports de communication que nous nommerons ici média. En voici la liste : le texte, l’image, l’image animée, le son, la vidéo sonore, les interactions.

Si l’on fait un parallèle avec l’infographie précédente, on obtiendrait quelque chose de cet ordre :

On retient 10% du texte...

Comme pour l’infographie précédente, ces chiffres ne proviennent pas d’une étude établie.
Cependant nous utiliserons cette infographie comme hypothèse de départ de notre analyse.
Pour approfondir la chose, nous allons nous appuyer également sur ce qu’indique les méthodologies de développement d’e-learning.

Ainsi, nous retiendrons les conseils suivants :

Concernant l’image

Évitez d’utiliser des images qui ne servent pas réellement à compléter les informations contenues dans votre texte. […] Ajouter des images qui n’ont rien à voir avec le contenu, risque d’interférer avec le processus de compréhension du matériel présenté, compromettant ainsi le processus d’apprentissage.

Concernant l’audio

Si vous utilisez une narration audio, présentez les images correspondantes en même temps que le son afin que l’attention des apprenants ne soit pas dispersée. […] La narration audio est plus efficace que le texte imprimé pour commenter des animations […] En effet, le canal visuel des apprenants peut être surchargé s’ils doivent traiter les images et les mots imprimés qui s’y réfèrent.

Concernant la vidéo

La vidéo est le seul média qui permet de reproduire fidèlement des processus, des procédures et des comportements,
comme ils apparaissent dans la vie réelle. […] Les séquences vidéo doivent toujours être accompagnées de commentaires sous forme de texte écrit ou de narration audio.

Nous sommes ici sensibilisés à l’utilisation de ces supports qui diffèrent du texte. Chacun apporte des informations qui vont aider le cerveau à une meilleure compréhension et mémorisation.
Cependant on nous prévient aussi qu’une mauvaise utilisation de ces derniers peut engendrer l’effet inverse !

 

Comment bien choisir son média?

Il y a un facteur que nous n’avons pas encore relevé. Il s’agit du facteur émotionnel.

Cet élément fait le lien entre les messages qui peuvent transiter sur les différents médias et notre mémoire. Plus l’émotion que l’individu ressentira devant le média sera forte, plus il y aura de chance que l’individu stocke en mémoire le message.

Cette émotion peut être déclenché par plusieurs facteurs :

  • des facteurs externes, connu ou non des créateurs du dispositifs
  • le contenu du message en lui même
  • l’expérience global du dispositif

“L’émotion est complice de notre mémoire, grâce a elle nous pouvons mémoriser”.

En effet, il faut une forte émotion pour activer le processus de la mémorisation.

Nous pouvons donc mettre en avant plusieurs points. Chaque média capte l’attention de l’utilisateur différemment. Leur diversité permet d’offrir plusieurs entrées vers la mémoire de l’utilisateur.
De plus, pour que l’individu puisse retenir son passage sur votre dispositif digital, il faudra stimuler utilement ses différents sens et le pousser à s’engager et interagir avec ce dispositif.
En conclusion, l’utilisateur ne doit pas se sentir passif devant votre dispositif, il doit en retirer des émotions pour se souvenir de vous.

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