De nos jours, une majorité des salariés français travaillent sur des supports en lien avec le digital : ordinateur, smartphone, cloud, réseaux internes, papier, etc. Ce type de travail qui ne semble pas avoir de répercutions direct sur l’environnement est en fait bien plus polluant que ce que l’on imagine.

Nous commencerons par analyser l’empreinte environnementale numérique moyenne d’un salarié, avant d’énumérer différentes solutions pour réduire cette empreinte.

Quel est l'empreinte d'un salarié ?

Un benchmark a été réalisé par Green IT dans 8 grandes entreprises privées et publiques regroupant près de 530 000 utilisateurs.

Cette étude nous donne une moyenne de l’empreinte numérique annuelle d’un salarié. Cette empreinte est divisée en plusieurs facteurs :

Gaz à effet de serre :
360kg
Ce chiffre pourrait être doublé si les prestations de service externalisées étaient prises en compte.
Énergie électrique :
3 500W
50 % de la consommation électrique annuelle d’un français
Eau :
5 300L
En prenant en compte l’eau verte associée au papier, ce chiffre serait à multiplier par 4.
4 packs de 6 bouteilles d’eau par jour ouvré
Déchets électroniques :
3kg
Autant de déchet électroniques qu’un français pendant la même période
Papier :
20kg
15% de la consommation papier/carton d’un français pendant la même période

Le fort impact de plusieurs événements est observé  :

  • La fabrication des matériaux (57 % des émissions de gaz à effet de serre et dans les déplacements des collaborateurs IT (19 %)
  • La fabrication du papier et de l’électricité (61 % de la consommation d’eau)
  • L’alimentation électrique des équipements (63 % du bilan énergétique)

Quels moyens mettre en place ?

Bien choisir ses équipements informatiques :

  • Entretenir et allonger la durée de vie des équipements.
  • Acheter des équipements écologiquement responsable.
  • Faire du multiseat ou opter pour des ordinateurs dans le cloud.
Bien se servir de ses équipements informatiques :

  • Penser à éteindre les machines et les écrans à la fin de la journée. Via un simple badge par exemple, comme évoqué lors du PIDS 2017.
  • Fermer les onglets inactifs. Les onglets internet ouverts échange en continu des informations avec des serveurs.
  • Couper les doubles liaisons. Recevoir ses mails sur son ordinateur de bureau et sur son portable en même temps est inutile, alors penser  à éteindre le wifi et la 4G de votre téléphone quand vous utiliser un autre appareil.
Bien gérer ses données :

  • Concevoir des logiciels et sites web bienveillants pour l’environnement. L’impact peut fortement se faire ressentir sur des solutions utilisées à très grande échelle comme des intranets par exemple.
  • Bien gérer ses serveurs. En cas de serveur interne, l’isolation et la ventilation de ce dernier est à surveiller. Le serveur doit aussi correspondre à la quantité de donnée transitant dedans. Rien ne sert d’avoir une piscine pour un poisson rouge.  Si votre serveur est stocké sur un data-center externe, choisissez le bien ! De nombreux data-center alimentés par des énergies renouvelables existent.
  • Supprimer ses mails. On ne le dira jamais assez, les mails et les pièces jointes doivent être supprimés quand ils deviennent inutiles. Il s’agit là d’une source de remplissage des serveurs et donc de pollution totalement inutile et facile à éradiquer.
Savoir bien imprimer et avec parcimonie :

  • Réduire les impressions
  • Utiliser du papier certifié
  • Utiliser des polices spécialement conçues pour réduire la quantité d’encre utilisée à l’impression.
La mobilité :

  • Localiser ses locaux en fonction de ses employés afin qu’ils puissent se rendre au travail à pieds ou à vélo. Ce conseil est surtout pour les petites entreprises. Pour les plus grosses le covoiturage est à encourager et de nombreuses start-up proposent des solutions spécialement conçues pour les grands groupes.
  • Permettre à ses employés de faire du télétravail, il s’agit là d’éradiquer totalement l’empreinte du trajet ! Un employé n’a pas forcément besoin de se rendre tous les jours sur son lieu de travail.
  • Opter pour les vidéo-conférences, encore une fois cette option permet de supprimer l’empreinte du trajet et en plus de ne pas perdre de temps dans les transports.
Réduire ses factures mensuelles :

  • Chauffer son entreprise avec internet. Les équipements électroniques chauffent, et certaines start-up propose de donner une vrai vie à cette chaleur créé. Ainsi vous pouvez avoir des radiateurs dans vos entreprises qui permettent de faire tourner vos ordinateurs internes ou bien d’autres serveurs reliés à internet.
  • Choisir un fournisseur électrique écologique.
  • N’allumez les lumières que quand c’est nécessaire. Vous pouvez pour cela installer des minuteurs aux interrupteurs des parties communes et des sanitaires.
  • Baisser ou éteindre le chauffage pendant la nuit
  • Fermer les volets le soir si vous en avez. Cela peut permettre de gagner 2°C dans vos locaux.

Comment débuter une transition environnementale dans son entreprise ?

Comme souligné en première partie, si vous voulez agir rapidement et efficacement vous devrez vous attaquer aux 3 principales sources de pollution.
Pour cela en premier lieu : allongez au maximum la durée de vie de vos équipements informatiques. En second sensibilisez votre personnel au souci d’impression papier et passez à l’utilisation de papier certifié (FSC, PEFC ou Blue Angel). Enfin, essayez de choisir un fournisseur d’électricité provenant de sources d’énergies durables.

Et surtout, sensibilisez vos collaborateurs aux différentes actions qu’ils peuvent entreprendre pour rendre leur empreinte moins importante.
Il n’y a rien de mieux qu’une dynamique pour franchir ce pas. N’hésitez pas à communiquer sur les chiffres, à fixer des objectifs et à fêter chaque palier atteint.

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